Santé et escaliers

Difficulté ou peur de descendre les escaliers : comment s'y prendre

Beaucoup de personnes montent encore sans trop de peine mais hésitent en haut de l'escalier au moment de redescendre. Ce n'est pas une faiblesse de caractère. La descente demande plus d'équilibre que la montée, et c'est souvent là qu'un problème de vue, d'articulation, de force ou de vertige se montre en premier.

Cette peur mérite d'être prise au sérieux pour deux raisons. Elle peut avoir une cause qui se soigne. Et elle pousse à éviter l'escalier, donc à moins bouger, ce qui rend les jambes moins solides. Voici comment descendre plus sûrement, quoi faire vérifier et comment sécuriser l'escalier.

Mis à jour le . Information générale, qui ne remplace pas l'avis de votre médecin.

La bonne façon de descendre quand on n'est pas sûr de soi

  1. Arrêtez-vous en haut. Laissez passer un éventuel étourdissement, surtout si vous venez de vous lever. Allumez la lumière.
  2. Libérez vos mains. Ne portez rien. Une main tient la rampe avant que le premier pied ne bouge. S'il y a deux rampes, tenez les deux.
  3. Descendez marche par marche. Posez un pied, puis ramenez l'autre sur la même marche. Le pied entier doit reposer sur la marche, pas seulement le talon.
  4. Regardez la marche suivante, pas le bas de l'escalier.
  5. Ne vous pressez pas, même si le téléphone sonne ou si l'on vous attend.

Si vous utilisez une canne ou si vous avez été opéré, demandez à votre kinésithérapeute dans quel ordre poser la canne et les pieds : il vous le montrera sur un vrai escalier.

Vertige ou chute : quand faut-il réagir tout de suite ?

L'Assurance Maladie indique qu'il faut consulter immédiatement si, pendant un vertige, la personne ne tient plus debout, a un mal de tête inhabituel, voit double, a du mal à parler, à se déplacer ou à bouger un membre, ou si elle a reçu récemment un choc à la tête. Dans ces situations, appelez le 15.

Après une chute dans l'escalier, appelez aussi le 15 si la personne ne peut pas se relever, a très mal ou a perdu connaissance. Même sans blessure, une chute se signale au médecin : elle a presque toujours une cause.

Ce qu'il faut faire vérifier

Selon l'Assurance Maladie, une personne de plus de 65 ans sur trois tombe au moins une fois par an, et les causes se cumulent souvent. Celles qui comptent le plus dans un escalier sont les suivantes.

  • L'équilibre et les vertiges. Un vertige, même bref et même bénin, doit être montré à un médecin, car il peut être traité et revenir s'il ne l'est pas.
  • La vue. Mal distinguer le bord des marches suffit à rendre la descente angoissante. Un contrôle de la vue fait partie du bilan.
  • Les articulations. Une arthrose de la hanche ou du genou limite le mouvement et fait hésiter.
  • La force des jambes. Des muscles affaiblis ou une alimentation insuffisante rendent le freinage de la descente incertain. Voir la page jambes lourdes, faibles ou gonflées.
  • Les médicaments et l'alcool. Certains traitements donnent des étourdissements. Apportez la liste complète de ce que vous prenez, y compris sans ordonnance.
  • La peur elle-même. Elle figure parmi les facteurs de chute cités par l'Assurance Maladie. Elle se travaille, souvent avec un kinésithérapeute.

Rendre l'escalier plus sûr

Les aménagements simples

  • Une rampe solide de chaque côté, qui va de la première à la dernière marche.
  • Un éclairage franc, sans zone d'ombre, avec un interrupteur en haut et en bas.
  • Une bande de couleur claire ou un nez de marche antidérapant au bord de chaque marche.
  • Aucun objet posé sur les marches, pas de tapis en haut ni en bas.
  • Des chaussons fermés à semelles antidérapantes plutôt que des mules ou des chaussettes.

Ces conseils reprennent ceux de l'Assurance Maladie et du portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr, qui cite la pose d'une rampe, de nez de marche antidérapants et l'amélioration de l'éclairage comme premières mesures dans un escalier.

Quand cela ne suffit plus

Si la descente reste un moment redouté malgré les rampes et le suivi médical, deux solutions suppriment le problème. La première est de ne plus avoir à descendre chaque jour, en installant la chambre au rez-de-chaussée. La seconde est un monte-escalier : on s'assoit en haut, on attache la ceinture, et le siège descend le long du rail. Demandez à l'installateur un siège pivotant, qui permet de s'asseoir et de se relever dos au vide, sur le palier. Un monte-escalier ne corrige ni l'équilibre ni les vertiges : il évite seulement de s'y exposer dans l'escalier.

Pour choisir entre ces solutions, lisez équiper l'escalier, vivre au rez-de-chaussée ou déménager. Pour les modèles, voyez le guide monte-escalier pour personne âgée.

Faire chiffrer un monte-escalier pour votre escalier

Un devis permet de savoir si votre escalier peut être équipé, avec quel type de rail et pour quel budget. Vous pouvez le demander ici. Un installateur de votre secteur vous rappelle pour en parler.

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Questions fréquentes

Sources consultées

Pages publiques lues le 13 octobre 2026 pour écrire cet article.

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